Chère lectrice, cher lecteur,
Je suis tombé il y a quelques semaines sur un article assez triste.
On y présentait un acteur désormais décédé du cancer du côlon à moins de 50 ans - 48 ans pour être exact. Un certain James Van der Beek [1].
Il avait joué dans une série pour adolescent que mes amis regardaient beaucoup. Ça leur a fait un choc.
Surtout, c’est la statistique exhibée qui donne la chair de poule. Et je n’y ai pas échappé...
Selon toute vraisemblance, les risques de cancer du côlon sont 4 fois plus importants chez les personnes nées dans les années 1980 que pour celles nées dans les années 1960.
Du moins dans les pays anglo-saxons (Australie, Canada, États-Unis, Royaume-Uni)... qui ne sont pas toujours réputés pour la qualité de leur nourriture.
Néanmoins, cette statistique est d’autant plus effroyable qu’elle s’appuie sur une étude [2] dont les chiffres ont été arrêtés en 2013.
S’ils savaient, ils n’en dormiraient pas la nuit
Je ne vois rien de plus affreux que de se retrouver effroyablement malade, pour ainsi dire incurable, et presque du jour au lendemain.
C’est malheureusement de plus en plus fréquent dans cette génération qui a aujourd’hui moins de 50 ans, déjà particulièrement sujette aux maladies auto-immunes, et désormais, l’âge venant, aux cancers de toute sorte.
Cependant, la question du cancer colorectal est cruciale, et mérite, à mon avis un traitement à part.
Une santé digestive particulièrement menacée
Le fait est que dans les générations antérieures, l’alimentation n’était pas toujours de meilleure qualité.
On mangeait plus de viande, on buvait plus. On avait, parfois aussi, vécu des périodes beaucoup moins confortables. Et pourtant, les gens développaient moins de cancers, du moins pas aussi jeunes.
Il faut croire que ce relatif inconfort a pu créer des natures un peu plus robustes, et c’était bien souvent aussi le cas de nos aînés qui avaient connu la Seconde Guerre mondiale, voire même la Première.
Mais dans les faits, il est bien difficile d’expliquer pourquoi les cancers apparaissent de plus en plus tôt, alors que l’espérance de vie stagne et reste aujourd’hui encore bien plus élevée qu’elle ne l’était il y a 50 ans.
On s’est bien sûr interrogé sur la multiplication des dépistages, qui arrivaient bien souvent à détecter des tumeurs qui autrement pouvaient être détruites par l’organisme.
Ou pire encore, des tumeurs qui pouvaient être suscitées par les appareils de dépistage eux-mêmes... j’y avais consacré un article l’année dernière.
Mais rien de tout cela n’explique la mort de cet acteur, par exemple, Van der Beek, qui fait partie de ces cas où le cancer est si avancé qu’il en est fulgurant, laissant fort peu de possibilité de le soigner.
Ce serait incompréhensible, si on ne vivait pas dans un monde aussi toxique
Les générations qui arrivent aujourd’hui à l’âge où le cancer est une possibilité sont les mêmes auxquelles on a donné des "petits pots pour bébé", ce qui a eu un effet dont on ne calcule pas la négativité.
D’abord, il y a eu l’addiction au sucre, qui a poussé ces mêmes générations à se tourner vers des produits synthétiques au dernier degré, particulièrement acides et sucrés. Une génération gavée de bonbons et de sucreries...
Hélas, pendant que nous avons été conditionnés à ce genre de nourriture, souvent molles d’ailleurs, nous n’avons pas tous fait l’effort de mâcher ni d’avaler et de digérer des nourritures plus robustes, plus caloriques, ainsi que les toxicités et les attaques bactériennes qui vont avec.
De fait, aujourd’hui nous savons que nos problèmes de santé impactent directement notre microbiote intestinal et réciproquement, que ce qui arrive à notre microbiote a des répercussions sur le reste de notre organisme.
Lorsque vous avez favorisé des nourritures synthétiques, molles, légères, vous n’avez pas cultivé l’endurance du microbiote intestinal. Et cela joue assurément sur l’immunité. Or c’est d’elle que vous avez besoin pour éliminer les petites tumeurs naissantes...
Ce tabou dont la télévision ne vous parlera jamais
Il se trouve que l’artificialisation du mode de vie est à mon avis la principale cause de cancer. Nous vivons dans un monde de plus en plus toxique, hostile à la vie.
De fait, ceux qui ont eu une vie saine finissent par être impactés maintenant, mais tout le monde l’est à divers degrés. Les cancers touchent tous les âges, même les enfants.
Dès lors, dans ce monde-là, le jeune âge protège-t-il encore du cancer ? Peut-être pas, ou certainement moins qu’avant...
Entre les perturbateurs endocriniens, les polluants éternels (PFAS), les particules fines, les micro-empoisonnements, les micro-contaminations, les nanoparticules, les ARN messagers et leurs turbo-cancers, la géo-ingénierie, les épandages de pesticides...
Et pourtant, ce n’est peut-être pas cela le pire.
Vous vous souvenez peut-être de ce film, La guerre est déclarée, où un couple doit lutter contre le cancer du cerveau de leur nourrisson. Dans ce film, le couple ne lâche pas un seul instant son portable... presque tous les spectateurs l’ont remarqué.
Et c’est une remarque que n’importe quel médecin devrait faire : il y a des risques considérables que cette hausse de cancers du côlon soit liée à cette abominable habitude de mettre notre portable dans les poches de notre pantalon.
Une petite étude qui en dit long
Elle a été faite par cette association qui est détestée des pouvoirs publics, Phonegate [3].
Celle-ci nous apprend que
- Les personnes portant un téléphone portable sous la taille étaient quatre fois plus susceptibles de développer des tumeurs.
- Le lien était particulièrement fort lorsque le téléphone a été porté du même côté que celui où la tumeur s’est développée.
- Ceux qui portaient un téléphone sur le côté gauche pendant plus de 30 000 heures (environ 10 ans) sont 12 fois plus susceptibles de développer une tumeur de ce côté du côlon.
Mais de cela, il est hors de question que 20 Minutes vous en parle. Mais vous et moi le savons :
Le portable tue. Et les pouvoirs publics ne veulent surtout pas que vous considériez cet objet avec toute la nocivité qu’il porte en lui.
Pourtant, je suis sûr que Mr Van der Beek aurait bien voulu l’avoir sous la main, cette étude. Car comme presque tous les hommes (et les femmes) de notre génération, il portait son téléphone cellulaire dans son pantalon.
C’est une habitude qu’il est essentiel de prendre : ne jamais avoir son portable dans les poches et ne jamais le garder contre l’oreille quand vous téléphonez, surtout lors des appels de longue durée.
Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas les ondes qu’elles ne tuent pas...
Portez-vous bien.
[2]Rebecca L. Siegel, Stacey A. Fedewa, William F. Anderson, Kimberly D. Miller, Jiemin Ma, Philip S. Rosenberg, Ahmedin Jemal, Colorectal Cancer Incidence Patterns in the United States, 1974–2013, JNCI: Journal of the National Cancer Institute, Volume 109, Issue 8, August 2017
Le portable tue... par le côlon