Chère lectrice, cher lecteur,
Si vous lisez ceci, c’est que vous n’êtes pas un rêveur, ou comme le disent les influenceurs, un "dreamer" - quelqu’un qui croit que tout va magiquement s’arranger.
Vous avez conscience du temps qui passe, du monde dans lequel vous vivez, et vous vous êtes fait une idée à peu près réaliste de la nature humaine.
Hélas, ce n’est pas le cas de tout le monde… et c’est aussi pour ça que le monde va si mal.
Car en ce bas-monde, il n’y a pas que les salauds qui font le mal, il y a aussi tous ceux qui pensent que si on n’en parle pas, ça va passer tout seul.
Et vos écrans et vos réseaux sociaux sont parfaitement calibrés pour vous pousser à l’apathie, à l’aquoibonisme et à la joie parfaitement factice d’accepter tout le mal qui vous arrive comme inévitable.
Les 7 grandes illusions
Si la plupart des gens ne sont pas capables de se mobiliser, ou même de s’informer et de réfléchir froidement à ce qui est mauvais dans le monde, c’est parce que les écrans et leur lumière bleue les entretiennent dans 7 illusions particulièrement néfastes pour nous tous :
- Le Gouvernement est bienveillant.
- Les gens ont tous un bon fond.
- Si on s’y met tous, le monde deviendra meilleur.
- Ça s’arrangera quoiqu’il arrive.
- Le mal n’est qu’un accident, une incompréhension entre les gens. Mais s’ils pouvaient parler 5 minutes sur un pied d’égalité, ils deviendraient amis.
- Toutes les religions se valent, et aucune d’entre elles n’est fondamentalement violente...
- Les époques tragiques sont derrières nous, et pour de bon.
Alors, entendez-moi bien :
- Les gouvernants sont bienveillants… s’ils ont peur du peuple.
- Tout le monde peut changer en bien… mais encore faut-il qu’ils le veuillent.
- Croire que nous pouvons changer le monde en un instant si on s’y met tous, c’est la meilleure excuse de s’empêcher d’en prendre l’initiative tout seul.
- Rien ne s’arrangera de lui-même – pour que les choses aillent mieux, il faut le vouloir.
- Certaines personnes sont fondamentalement malveillantes et mieux encore, elles sont convaincues de faire le bien, mais pour elles-mêmes ou leurs proches.
- Il n’y a pas de religion qui se soient un jour soustrait au recours à la violence. La religion, c’est la morale d’une civilisation, et la civilisation se défend par les armes.
- Si nous n’avons pas vécu d’époque tragique, c’est parce que nos prédécesseurs ont travaillé que nous n’ayons pas à les vivre. Et maintenant, leur héritage est dilapidé.
La partie de bonneteau ne s’arrête jamais
Les écrans envoient de la lumière bleue, qui est une lumière qui fatigue le corps, mais aussi l’esprit.
Nous voulons voir des choses légères, engageantes, apaisantes, qui nous font oublier les difficultés de la vie.
Et quand nous regardons des programmes plus sérieux, nous attendons des discours lucides, qui nous montrent une prise de conscience de la gravité du monde, et même parfois des discours qui entendent changer les choses.
Mais la plupart du temps, nous avons le sentiment que rien ne change, et cela nous pousse à "décrocher", ou à regarder des suites de programmes qui ressemblent à de l’endoctrinement, presque sectaire.
La vérité est que nous n’avons pas encore développé l’esprit critique pour affronter cette technologie que sont les réseaux sociaux et la civilisation numérique qui en est issue.
La radio a permis Hitler ; puis elle a rendu possible l’appel du 18 juin ; maintenant, c’est un média "intellectuel", apprécié parce qu’il fait travailler l’imagination…
Nous n’avons donc pas encore le recul nécessaire. Et parfois…
Il est à craindre que l’humanité ne le trouve jamais. Imaginez que nous restions prisonniers d’un système qui exploite si parfaitement la bêtise humaine, que restions incapables de nous en désenvoûter ?
La jeunesse est frappée, traumatisée
Ce qui fait véritablement la différence entre les générations nouvelles et les précédentes, c’est le niveau intellectuel – et la sagesse qui va avec.
Par le passé, dans le temps où l’on aimait naturellement son pays, les dirigeants étaient sommés de prodiguer une instruction solide à la jeunesse, de gré ou de force, afin que le pays soit assez puissant pour ne pas se laisser faire par les autres.
Maintenant, comme le chantait Souchon, « il faut voir comme on nous parle », c’est-à-dire comme à des enfants ou à des adolescents. Le discours public est au ras-des-pâquerettes, et il se justifie comme tel pour ne pas laisser sur le côté les moins intelligents du lot.
On voit le même raisonnement appliqué dans l’instruction publique : il faut prendre les gamins pour des imbéciles, afin de ne pas laisser derrière les plus imbéciles. Résultat : tout le monde finit imbécile.
Et ceux qui le sont le moins se prennent pour des génies qu’ils ne seront jamais.
Ceci n’est pas le fait du hasard : dans nos pays post-industriels, la finance qui commande à nos Etats n’a plus besoin de peuples forts et productifs – elle préfère les peuples faibles, qui consomment tout ce qu’on leur propose, comme des enfants incapables de se retenir dans un magasin de friandises.
En fait, c’est à nous de guider la jeunesse, de lui parler, et de l’inciter à résister au discours ambiant, et surtout, de la pousser à se cultiver pour être au niveau des grands personnages du passé.
Parce que vivre dans un rêve, c’est passer à côté de sa vie.
Cette newsletter est la vôtre
Chère lectrice, cher lecteur, c’est toujours un plaisir de lire ce que vous avez à m’écrire, et je vous remercie chaleureusement de me suivre depuis 6 ans.
Quand je reçois votre courrier ou que je lis vos commentaires, je suis chaque fois ému de la qualité de la relation que nous entretenons, et de la confiance que vous me vouez – même quand vous êtes en colère contre moi !
Dans mes articles, j’essaie chaque fois de ne pas vous prendre pour des imbéciles, et de traiter les sujets d’actualité médicale avec le plus de réflexion possible – car j’observe mon domaine depuis quelques décennies déjà.
Aussi, pour la première fois, j’aimerais vous demander quelque chose : dites-moi, laquelle de mes lettres est votre préférée. Et, si vous le voulez bien, transférez-là à un de vos proches qui pourraient être intéressé.
Aujourd’hui, la pensée alternative – à laquelle cette lettre est ma modeste contribution – a montré combien elle a eu raison, et longtemps à l’avance, sur la plupart des sujets médicaux.
Bien sûr, il m’est aussi arrivé de me tromper, mais j’ai essayé chaque fois de m’en amender.
Le grand public est plus vaste que jamais, et plus réceptif que jamais à une remise en question de l’information subventionnée. C’est pourquoi il est important de lui mettre à disposition les meilleurs canaux d’information.
Et c’est justement ce que cette lettre s’est efforcée d’être, depuis 2019.
Le monde est prêt pour une information libre et indépendante !
Il est donc temps de la partager.
Cette lumière bleue qui nous rend fous